Les Epées de la Renaissance .

Sous ce nom seront réunies les armes postérieures au moyen-âge, privilégiant les attaques d'estoc, à lame plus fines et à garde complexe, généralement enveloppant la main. Elles ont commencé à apparaître à la Renaissance, quand les armes à feu ont rendu obsolètes les moyens de protection médiévaux, qui ont ainsi été abandonnées. Les épées n'avaient alors plus besoin de transpercer les armures, et se sont donc allégées.

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Lexique :
Garde : Ensemble de ce qui protège la main sur une épée. Composée du pommeau, de la fusée, et des quillons et parfois d'un panier ou d'une coquille.
Panier : Protection apparut tardivement qui enveloppe la main avec des tiges métalliques et la protège des coups, dispensant de l'utilisation d'un gant clouté ou d'un gantelet.
Coquille :
Amélioration du panier. La coquille est un "bol" métallique qui ne laisse pas de zone non protégé.
Pommeau : Pièce de métal plus ou moins lourde, plus ou moins décorée, placée au bout de la poignée pour équilibrer l'arme en compensant le poids de la lame. Généralement, plus celle-ci est lourde, plus le pommeau est gros.
Quillons : Sur une garde, ce sont les branches, perpendiculaires à la lame, destinées à la protection de la main.
Fusée: Désignait la poignée d'une épée.
Lame : Partie métallique avec laquelle on frappe l’adversaire.
Tranchant : Côté aiguisé de la lame, nommé aussi fil. La plupart des épées possèdent 2 tranchants ou fils mais les sabres n’en possède qu’un.
Estoc : Se dit d'une arme ou d'un coup destiné à percer (avec la pointe).
Taille : Se dit d’une arme ou d’un coup destiné à trancher (avec le fil).

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Schiavona


Contexte :
Épée vénitienne du 16ème siècle, elle tire son nom des Slavonics, slaves qui composaient la garde rapprochée du Doge. Elle est probablement à l'origine de la Baskethilt
et de la Broadsword (épées assez semblables respectivement anglaise et écossaise)
L’arme :
Sa garde particulière, qui enveloppe toute la main, et sa lame large et solide en font une arme polyvalente et efficace, capable de concurrencer des rapières comme des épées bâtardes.


Epée Large (Broadsword)


Contexte :
En anglais «broadsword», cette arme est apparue dans les Highlands aux environs du 17ème siècle. Elle est dérivée de la baskethilt, épée anglaise semblable
et est probablement parente de la schiavona, mais ce lien reste assez énigmatique.
L’arme :
Elle se caractérise par une lame large et une garde en panier qui enveloppe la main. Il en existe deux versions : une à double tranchant et une à simple tranchant, appelée backsword.


Rapière


Contexte :
Apparue vers le 14ème siècle et utilisée jusqu'au 18ème, elle connaît son apogée à la Renaissance
. Elle marque également la fin de l'épée médiévale réservée à la taille. L'idée d'une arme d'estoc munie d'une lame très effilé est dû aux affrontements avec les turcs. A cause de la chaleur, les turcs combattaient exclusivement avec des cottes de mailles. Il fallait donc une arme capable de percer ces protections. Sa lame, encore large à son apparition, s'est peu à peu affinée, finissant même par la bannir des champs de bataille, étant devenue trop fragile. Au début, elle est utilisée principalement dans les corps de cavalerie comme arme de remplacement de la lance mais un siècle plus tard, elle devient une arme de duel. Elle passe ainsi du statut d'arme militaire à celui d'arme civile, utilisée par les nobles et les aristocrates. Le nom "Rapière" viendrait de l'expression espagnol, espada ropera , signifiant une épée de costume.
L’arme :
Sa garde, munie d'un panier qui enveloppe la main, permet de se passer du lourd gantelet de fer utilisé auparavant pour manier l'épée. La lame, même fine, reste à double tranchant, et si elle permet encore des attaques de taille, elle privilégie nettement, pour la première fois de l'histoire, l'estoc, rendu plus efficaces encore par la taille conséquente : près d'un mètre d'acier. La coquille remplace le panier au 18ème améliorant encore la protéction de la main. Les changement qui apparurent au sein de l'arme provoquèrent aussi des changements dans son maniement. Ce fut l'essor des écoles d'escrime, en particulier l'école italienne, qui par son enseignement encourageait l'habileté, et une certaine dose de théâtralisme impliquant des mouvements naturels qui demandait courage, précision et légèreté. Ces critères seront rapidement propagés dans toute l'Europe. Les Japonais, qui découvrirent l'arme au 18ème siècle, en furent très impressionnés, et la considéraient comme l'équivalent européen du katana.


Epée de Cour (Epées de Société)


Contexte :
Au 18ème siècle, les officiers de la plupart des pays d'Europe prirent l'habitude de se départir de leurs armes lorsqu'ils sortaient en société, et d'utiliser une épée moins encombrante et plus richement décorée que la rapière, mais néanmoins fonctionnelle. Ces épées prirent le nom "d'épées de cour" puis, à partir de la révolution, "d'épées de société".
L’arme :
Elle découle directement de la rapière et est caractérisée par une lame plus courte à trois pans et une garde réduite. Plus légère, plus courte et plus maniable, elle devient une arme plus axée sur la défense et compatible avec l'élégance des costumes.


Fleuret


Contexte :
Apparu en France, le fleuret est sans doute l'arme la plus légère qui soit dans la catégorie des épées. Créé à la base pour l'escrime sportive et l'entraînement, il tire son nom de la fleur qui était mise à sa pointe pour ne pas blesser les escrimeurs.
L’arme :
Sa garde est très réduite, car les touches à la main étaient interdites
, sa lame est encore plus courte que celle des épées de cour. Il est impossible d'attaquer de taille avec un fleuret ; tout au plus peut-on fouetter : l'estoc est en général obligatoire. En revanche, c'est une arme purement sportive ; si les fleurets du 19 ème conservent une lame correcte, ceux modernes sont inutilisables, car leur lame est trop fine et se tord trop facilement.