Les Epées de l’Antiquité et du Moyen-âge.

Sont réunies ici toutes les armes à dominante de taille, dont la garde simple n'enveloppe pas la main, et dont la lame mesurant plus de 30 cm reste relativement large. Toutes les civilisations ont, à un moment ou un autre, développé une arme du type de celles présentées ici. Les premières datent de l’âge du bronze (xiphos grec par exemple)…
Nous n’avons répertoriés ici qu’une faible partie des modèles ayant existés en nous concentrant sur l’Europe ou sur celles que nous utilisons.
Notez que certaines de ses armes sont contemporaines de la renaissance, mais elles ont les caractéristiques des armes du moyen-âge.

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Lexique :
Garde : Ensemble de ce qui protège la main sur une épée. Composée du pommeau, de la fusée, et des quillons.
Pommeau : Pièce de métal plus ou moins lourde, plus ou moins décorée, placée au bout de la poignée pour équilibrer l'arme en compensant le poids de la lame. Généralement, plus celle-ci est lourde, plus le pommeau est gros.
Quillons : Sur une garde, ce sont les branches, perpendiculaires à la lame, destinées à la protection de la main.
Fusée: Désignait la poignée d'une épée.
Lame : Partie métallique avec laquelle on frappe l’adversaire.
Tranchant : Côté aiguisé de la lame, nommé aussi fil. La plupart des épées possèdent 2 tranchants ou fils mais les sabres n’en possède qu’un.
Branc : Autre nom donné à l'épée au moyen âge.
Estoc : Se dit d'une arme ou d'un coup destiné à percer (avec la pointe).
Taille : Se dit d’une arme ou d’un coup destiné à trancher (avec le fil).

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Glaive


Contexte :
Du latin Gladius: coutelas, épée tranchante. C'est l'une des plus anciennes armes, puisqu'elle est en usage dans l'armée romaine dès le 2ème siècle av. J.-C. Il existe beaucoup de variante. Le glaive est une version améliorée du xiphos grec.
L’arme :
Arme à une main, à double tranchant et à lame large, parfois ondulée. Sa garde dépasse peu par rapport à la lame, et le poids de celle-ci impose l'utilisation d'un pommeau conséquent.
On sait que le glaive romain était plus long que le glaive gaulois, et ce, certainement grâce a une meilleure maîtrise du métal qui leurs permettaient de fabriquer des lames plus grandes mais toujours aussi solides. La cavalerie romaine utilisait les glaives les plus longs appelés Spatha.


Falcata (Kopis ou Machaira)


Contexte :
Cette arme, que l'on prête traditionnellement aux peuples ibères (espagnols) était déjà connue chez les Grecs antiques sous le nom de kopis et chez les Thraces sous celui de machaira. Elle est arrivée à Rome en passant par l'Espagne actuelle. Sa popularité à Rome tient du fait qu'elle était utilisée par les Thraces, une classe de gladiateurs.
L’arme :
Bien qu'elle ne possède qu'un seul tranchant, elle permet des attaques d'estoc efficaces Les poignées représentent généralement une tête d'animal.


Épée viking


Contexte :
Pour commencer, les Vikings ne sont pas un peuple : ils n’ont jamais constitué de nation, mais le terme désigne les navigateurs danois, norvégiens, suédois, islandais, groenlandais, et par extension les peuples scandinaves auxquels appartenaient ces marins durant la période 793-1066. Les Francs leurs donnaient le nom de « Normands ».
L’arme :
Caractérisée par une garde courte, une lame épaisse d’une soixantaine de centimètres, et un gros pommeau multilobé. Lourde pour sa taille, elle confère une force de frappe non négligeable au porteur.


Épée simple (Epée a une main)


Contexte :
Utilisée du 11ème au 15ème siècle, avec une pointe de popularité entre 1050 et 1350, ce type d'épée devient l'arme privilégiée des corps à corps, remplaçant ainsi la lance.
L’arme :
Utilisée a une main et conçue pour les coups de taille, elle a un bout arrondi et est plus longue que l’épée viking d’une dizaine de centimètres. Mais quand les armures vont commencer à s'améliorer sensiblement, l'épée va finalement obtenir une pointe acérée qui va lui permettre d'attaquer d'estoc et de percer celles-ci.
Il existe beaucoup de variantes qui portent chacune un nom : Normande (pommeau en balle de fronde), Romane (pommeau rond et plat) etc.


Épée bâtarde (Epée longue ou Epée à une main et demie)


Contexte :
Appelée au moyen âge épée longue, ou épée à une main et demie (à cause de la longueur de la poignée, d'une main et demie, permettant à la deuxième main de venir s'appuyer sur le pommeau). Son appellation de bâtarde vient de ce que pour la tenir à deux mains, le chevalier était contraint d'abandonner son écu (bouclier), sur lequel était représenté son blason; on considérait alors qu'il abandonnait sa famille, et ce n'est pas sans un certain dédain que cette arme a été ainsi surnommée.
L’arme :
Elle découle directement de l’épée à une main, après que la poignée ait été rallongée pour pouvoir la tenir avec un gantelet et que la lame gagne 10-15 cm pouvant ainsi atteindre le mètre. On s'en servait habituellement d'une main à cheval, et à deux mains lorsqu'on était à pied. Cela confère à l'arme une grande polyvalence, puisqu'elle permet de privilégier au choix l'agilité ou la force.


Le Fauchon (Braquemard ou Coutelas)


Contexte :
Un fauchon est un sabre à une main, développé en Europe durant le Moyen Âge et utilisé entre le 11ème et 16ème siècle. Les fauchons sont directement descendants, non pas des cimeterres, selon certains historiens, mais des couteaux de chasse. Certaines pièces montrant une absence de garde et de pommeau comme les machettes actuelles. A l’époque, seuls les chevaliers avaient le droit de porter l’épée. Et il semblerait que les paysans aient contournés l’interdiction en portant de « très grands couteaux ». L’arme évolua ensuite et fini par être adoptée par l’infanterie au 16ème siècle.
L’arme :
Tantôt la lame est droite à simple tranchant, tantôt courbe s'élargissant vers la pointe, muni d'un contre-fil. Le décroché de la pointe est lui aussi variable suivant les époques, souvent il ressemble à celui des cimeterres arabes mais parfois, il est formé en deux voire trois décrochés successifs, formant des « dents de scies ». Il ne possède pas toujours de garde mais dans tout les cas il est plus petit qu’une épée à une main avec une lame de 40 à 60 cm.
Les traités d'escrime mentionnent largement son utilisation, précisant la manière d'utiliser le dos de la lame, non tranchant, pour recevoir et guider la lame adverse, ménageant ainsi le fil de l'arme et facilitant la contre attaque. Sa forme courbée permettait également de reprendre une attaque manquée assez aisément.


Le Shamshir


Contexte :
Créé au 13ème siècle, le shamshir connaît son expansion du 16ème au 19ème siècle en Perse et dans l’Empire Ottoman. Sorte de cimeterre à une main dont le nom signifie "queue de lion" en persan. La confusion entre le shamshir et le fauchon est extrêmement fréquente car les deux armes sont parvenues à la même forme finale en évoluant pour l’une du couteau et l’autre de kopis (épée grec a un seul tranchant).
L’arme :
Arme de taille a un seul fil mais aussi d’estoc grâce au décroché très prononcé de sa pointe.
Les cavaliers l’utilisaient essentiellement en coup de taille avec un bouclier circulaire. Sa lame courbe présentait, comme pour le fauchon, l’avantage de glisser sur les surfaces dures ce qui permettait la reprise d’une attaque manquée.


Katzbalger


Contexte :
Katzbalger signifie étripe chat en allemand.
C'est une épée du 16 ème siècle utilisée majoritairement par les lansquenets (mercenaires germaniques très violents). C'est une arme professionnelle, au sens où elle est réservée à la guerre. Pourtant, vers la moitié du 16 ème , elle devient à la mode et est forgée pour certains nobles.
L’arme :
C'est une épée relativement courte, à lame large et prévue pour être tirée rapidement au corps à corps. La garde est plus large et protège mieux la main que celles des autres épées du moyen-âge, cepandant elle ne l'enveloppe pas complètement.


L’espadon (Flamberge, Spadone ou Zweihänder)


Le contexte :
L'espadon (spadone, « grande épée », zweihänder en anglais et allemand) est une épée maniée à deux mains, développée en Italie et en usage du 15ème au 17ème siècle, principalement en Suisse et en Allemagne.
L’arme :
La lame est longue d’environ 1,5 m à 1,8 m voir plus, la poignée et de 45 centimètres environ pour un poids de 2 à 4 kg. Une version possède une lame ondulée, c’est la flamberge.
Les guerriers, appelés "joueurs d'épée", suffisamment forts et entraînés pour manier cette arme, étaient plus particulièrement chargés de protéger les coins des carrés de piques et d'arquebuses, et en offensive, de tailler la tête des piques pour ouvrir une brèche puis soit faire des moulinets dévastateurs, soit attaquer en « demi-épée » (prise avec la main gauche sur le milieu de la lame, la main droite tenant le manche de l'épée, permettant de nombreuses techniques de désarmement et de contrôle de la lame adverse avec un usage offensif des quillons).


Claymore


Le contexte :
D'origine écossaise, elle apparaît à la fin du 15ème. Son nom signifie épée glorieuse, et elle a eu un succès certain au 16ème siècle. Elle est très semblable à l’espadon.
L’arme :
Grande épée à deux mains très populaire en Ecosse, d'une longueur de 1m50 à 1m80 avec une poignée pouvant atteindre 50 centimètres et d'un poids de 3 à 5 kilos. Elle se caractérise et se distingue de l’espadon par une garde en V qui se termine par des trèfles à quatre feuilles. Arme presque exclusivement de taille.